Portrait, danse contemporaine de Mehdi Kerkouche à Trappes le 25 novembre 2026
La pièce de danse contemporaine "Portrait" est une composition de Mehdi Kerkouche pour sa compagnie EMKA. Il y propose un « Portrait de famille » chorégraphié. La sexagénaire Amy Swanson, héritière de la danse expressive, transmet sa puissance aux jeunes générations.
Mehdi Kerkouche a récemment pris la direction du Centre chorégraphique national de Créteil.
Ce spectacle est présenté le mercredi 25 novembre 2026 à 20h30 à La Merise à Trappes.
20:30
Les artistes de Portrait
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Plus d'infos sur le spectacle de danse Portrait
Huit corps vêtus de gris laiteux flottent dans une lumière tamisée. Ces apparitions sont contenues au sol par un rectangle, tel un cadre pour révéler ce Portrait de famille qu’a souhaité composer le chorégraphe Mehdi Kerkouche. À 37 ans, et trois pièces seulement à son actif avec sa compagnie EMKA fondée en 2017, celui qui vient de prendre la suite de Mourad Merzouki à la tête du Centre chorégraphique national de Créteil est loin d’être un inconnu du grand public. Il a signé les chorégraphies d’Angèle ou de Christine and the Queens. Et ses marathons « On danse chez vous » sur les réseaux sociaux ont, depuis le premier confinement, déclenché élans solidaires et spirales virales. Ce plaisir de danser, on le retrouve à chaque fois dans ses spectacles. Comme lorsqu’il avait participé au spectacle du Ballet de l’Opéra de Paris orchestré par Aurélie Dupont en décembre 2020, pendant le confinement, et diffusé sur le Net. Ce Portrait, créé au festival Suresnes Cités Danse début janvier, maintenant repris au Théâtre de Chaillot, à Paris, ne déroge pas à la règle.
Tous les corps d’âges et de tempéraments différents s’y passent le relais, échangent des gestes et confrontent leurs impulsions. Dans cette vie de famille dansée sur scène, la sexagénaire Amy Swanson, héritière de la danse expressive d’Isadora Duncan (1877-1927), transmet sa puissance zen aux générations suivantes, empreintes, elles, d’inspiration hip-hop, jazzy ou contemporaine. Et ces jeunes sont plus turbulents. Ils délivrent dans la première partie une danse scandée par les synthétiseurs (hélas trop ronronnants) de Lucie Antunes. Puis se lovent les uns contre les autres pour des arrêts sur image très graphiques. Jusqu’à ce que le danseur Matteo Gheza – le plus frappant – entame une rotation de derviche (où bras et mains s’élèvent avec rage), avant de retomber dans le giron de ses pairs. Dans une deuxième partie plus risquée – mais plus surprenante aussi –, la vieille danseuse venue d’Amérique déroule le parcours de sa famille sur quatre générations et convoque sa jeunesse au temps des sixties. Tous, soudain enveloppés de vêtements d’époque, déclenchent alors une danse rutilante, disco et chaloupée sur Curtains, d’Elton John. Comme source de la joie de vivre. Et de leur si belle énergie.